Tribune – Une politique sportive pour toutes et tous à Laval – Par Isabelle Eymon

La liste Laval Écologique et Solidaire emmenée par Isabelle Eymon fait des propositions pour le développement de la pratique du sport sur Laval. Création d’une carte citoyenne, complexe multi-sports, anneau cycliste, Stade Le Basser, etc. En résumé, selon Laval Écologique et Solidaire, la ville doit « assumer une grande ambition » dans le sport…

Par Isabelle Eymon pour Laval Ecologique et Solidaire


Le sport est synonyme de valeurs nobles, vecteur de santé, d’éducation, de cohésion et de rayonnement. Aussi la Ville se doit-elle d’assumer une grande ambition dans ce domaine complexe, qui doit répondre aux attentes très diverses des habitant·e·s et qui se joue sur de multiples terrains : sport-loisir ou sport en entreprise, sport scolaire ou sport de haut niveau, pratiques sportives libres et autonomes… mais aussi égalité femme-homme, lutte contre toute forme de discrimination, engagement à réduire l’empreinte carbone, etc. Notre politique sportive s’inscrit dans la ligne de tout notre programme : elle repose sur la démocratie participative, la lutte contre les dérèglements climatiques, la solidarité.


Investir dans de nouveaux équipements


Une politique sportive ambitieuse requiert une enveloppe d’investissements importante. Nous avons donc budgétisé huit millions d’euros, ce qui nous permet de prendre des engagements forts. Cela permettra la construction d’une salle avec gradins pour le basket et le volley, ainsi que d’un complexe multi-sportif, afin de répondre à une double problématique : le plancher sportif de la salle Polyvalente a été supprimé alors que l’espace Mayenne est financièrement inaccessible aux clubs locaux.

Nous apportons également une proposition novatrice : un anneau cycliste au quartier Ferrié, complémentaire du vélodrome installé dans l’Espace Mayenne. Très répandu au Royaume-Uni, un anneau cycliste est un équipement léger spécialement dédié à l’usage du vélo et des rollers, trottinettes sportives, vélos elliptiques… C’est une « piste bitume » de six à huit mètres de largeur et de 1 à 2,5 km de longueur, qui peut présenter un faible dénivelé. Pour le public, c’est un lieu très accessible qui permet de découvrir, de s’entraîner, de s’amuser, sans obligation d’être licencié-e. Pour les clubs, c’est un bon outil d’entraînement. Les démonstrations ou compétitions sont spectaculaires parce que le public est au plus près des cyclistes.

Afin d’amorcer la transition écologique, les matériaux seront choisis pour un résultat durable. Le surcoût de 10 % que cela entraîne est amorti en six ans grâce à une baisse sensible des consommations d’énergie tout en améliorant le confort d’utilisation des usagers. Nous passerons des contrats de performance avec des sociétés de services énergétiques pour aller vers des bâtiments zéro consommation d’énergie.


Garder la main sur le sport


Pour l’intérêt commun, il est nécessaire de clarifier les modes de gouvernance entre les multiples acteurs impliqués dans le sport : État, Région, Département et, surtout, Agglomération. La fin, par exemple, de la délégation de service public de l’Aquabulle en 2022 donne l’opportunité de mettre en place une régie d’agglomération avec la piscine de Saint-Nicolas. En conséquence, des mutualisations seront envisageables entre les deux équipements, à l’instar du poste de direction, et permettront des économies budgétaires conséquentes. La municipalité doit se donner les moyens de peser dans un tel dossier.



Une réflexion s’impose également au niveau de l’Agglomération sur le devenir du stade Francis Le Basser, dont une tribune a été récemment fermée dans l’urgence, en raison des risques encourus par les spectateurs. Nous voulons faire enfin avancer ce dossier pour trouver une solution pérenne, qui soit responsable en termes de gestion de l’argent public et qui réponde pleinement aux garanties de sécurité.

Pour répondre au mieux aux besoins de tous les utilisateurs, nous voulons que la Ville conserve la compétence dans la gestion des équipements sportifs de proximité et qu’elle tienne une place significative dans toutes les instances qui gèrent les autres équipements. Nous ne comprenons pas que certaines listes puissent en même temps multiplier les promesses sur le sport et annoncer le transfert de cette compétence vers l’Agglo.


Soutenir les clubs et démocratiser les pratiques sportives


Il nous incombe de favoriser le développement des clubs sportifs. Nous proposons en ce sens d’accroître le soutien de la Ville par un pôle communication au sein de la mairie, qui aidera les clubs à mieux coordonner leurs ressources, à mieux faire connaître leur activité et à trouver des sponsors et des entreprises partenaires. Nous mettrons également en place des conventions pluriannuelles pour donner une visibilité économique à chaque structure sportive, notamment lorsqu’elles emploient des salariés.

La mise en place d’un comité des usagers, composé d’élus·e·s, des utilisateur·trice·s et des agents municipaux avec un référent par équipement, chargé de remonter toutes les doléances et besoins, permettra une meilleure réactivité et instaurera une démocratie participative concrète. Pour que tout le monde ait accès au sport, un volet « sport » sera intégré dans notre « carte citoyenne », comprenant une offre de base gratuite : quelques entrées à des équipements municipaux ou communautaires comme la piscine. Au-delà, chacun·e achète les tickets d’entrée qui sont enregistrés dans sa carte citoyenne. Nous y ajoutons une offre de découverte par an pour un match de football, basket ou autre rencontre de haut niveau, ainsi qu’une offre de réductions pour les rencontres sportives de haut niveau organisées par les clubs. Nous souhaitons que leurs bases de supporters augmentent pour assurer leur développement.

Enfin, une application permettra de suivre en temps réel la disponibilité des équipements libres afin de permettre aux pratiques autonomes de se développer. Dans le même esprit, nous créerons une coopérative de récupération de matériel de sport. Tout cela reste possible, aussi longtemps que la municipalité s’occupe directement de ces dossiers.

Pour notre liste « Laval, écologique et solidaire », la place du sport dans la cité et sur le territoire est à préserver et à développer. Nos valeurs se rejoignent quand nous recherchons la solidarité, la cohésion sociale, l’épanouissement personnel et collectif. Nous sommes convaincu-e-s qu’elles se rejoignent aussi dans la nécessité de prendre en considération les enjeux environnementaux. Laval est déjà labellisée « Ville active et sportive », grâce à un tissu très riche d’associations sportives et un investissement considérable des bénévoles comme des autres acteurs du sport. Il reste à la rendre plus accueillante pour les athlètes et cela passe entre autres par une meilleure qualité et une attractivité accrue de ses équipements sportifs.


Texte, titre, inter-titres, photos sont de Laval Écologique et Solidaire. Seuls le chapeau et la mise en page sont de leglob-journal

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