François Hollande, victime expiatoire d’une conjuration nationale

Avant de se positionner, en tant que citoyen, sur l’opportunité d’une candidature du président de la République, nous sommes en droit de nous interroger sur l’exemplarité et le caractère insolite de sa situation de bouc-émissaire d’une véritable mauvaise conscience nationale. Jamais aucun chef d’État n’a cristallisé sur sa personne et son action autant de ressentiments, nourris par un flot de désillusions réelles mais aussi de rancœurs irrationnelles.

Par Michel Ferron

e dernier et triste épisode d’un livre de confidences auxquelles il s’est malencontreusement prêté et dont la parution précipitée a dévoilé des propos soigneusement décontextualisés a semé le trouble jusque dans son propre camp. Ainsi, jusqu’au terme de son mandat, François Hollande n’aura pu échapper à son destin, au-delà de sa posture de garant constitutionnel, de devoir incarner un peu plus chaque jour le « déclin  » et l’« échec  » de l’action gouvernementale.

A vrai dire, l’actuel locataire de l’Élysée n’a pas eu besoin de commettre des erreurs - et il en a commis - ni de tenir des propos maladroits - et il en a tenu - pour essuyer une avalanche de critiques : dès son entrée en fonction, il a peu à peu perdu de sa légitimité, aux yeux d’une droite revancharde, certes, mais aussi pour une partie ...


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