Les travailleur-se-s mayennais-es doivent être protégé-e-s ! – Par la Fédération du PCF

Tribune – « L’humain d’abord », c’était le slogan des communistes aux Européennes. C’est ce que propose, depuis quelques années, le Parti communiste français, dans ses prises de positions et de paroles. C’est aussi ce qui guide en Mayenne Camille Pétron et Jacques Poirier, les co-secrétaires de la Fédération du PCF qui nous ont fait parvenir cette Tribune. Un hommage à tous ceux qui travaillent, et « sont au front » pour aider ceux qui souffrent et « répondent aux besoins vitaux de la population ».

« Ils sont à la hauteur de la crise que nous connaissons. Protégeons-les ! »

Par la Fédération du PCF 53


Face à une crise sanitaire sans précédent dans l’histoire récente de notre pays, une partie importante de notre population est confinée depuis lundi dernier afin de limiter la propagation rapide du Covid-19. Mais beaucoup de salarié-e-s de notre département sont aussi les premier-e-s au front pour répondre aux besoins vitaux de la population.

Nous pensons aux personnels de santé qui tentent de répondre au mieux à l’urgence dans des conditions de travail dégradées comme ils le dénoncent depuis un an. En Mayenne, comme ailleurs, il convient de dénoncer le risque de manque de protection des salarié-es soignants ( stock de masques qui fond…) à l’Hôpital notamment.

Nous pensons aux agents de l’Etat, des collectivités locales, qui assurent les missions régaliennes et les solidarités sur les territoires qui sont essentielles dans cette période. Ils font chaque jour la démonstration du rôle indispensable de nos services publics.

Nous pensons à tou-te-s celles et ceux qui doivent continuer de produire et travailler pour nous permettre de manger, de nous déplacer, d’accéder à l’énergie. Nous saluons leur engagement, leur courage, nous les remercions pour leur sens des responsabilités et de l’intérêt général.


« Seul ce qui est essentiel doit fonctionner »


Nous exigeons que les conditions sanitaires les plus essentielles soient respectées afin de les protéger. Pour les enseignants de notre département dont nous saluons le professionnalisme et l’investissement nous sommes abasourdis devant les consignes aberrantes du recteur qui proposait
d’utiliser les commerces de proximité (les établissements scolaires étant interdits d’accès) comme point relais où les familles concernées pourraient retirer et rendre documents, devoirs et livres.

Par ailleurs, sur tout le territoire départemental, de trop nombreuses entreprises continuent de produire et fonctionner au détriment de la santé de leurs salarié-e-s, parfois même dans des entreprises où des salarié-e-s ont été dépisté-e-s positif-ve-s au COVID-19. Cela doit cesser : seul ce qui est essentiel doit fonctionner.

Le confinement doit s’étendre rigoureusement à tout le reste afin de répondre efficacement au défi qui est devant nous. Fabien Roussel, premier secrétaire du PCF s’est adressé en ce sens au premier ministre afin que celui-ci définisse plus clairement les secteurs stratégiques et les mesures de protection au travail, afin que nul ne puisse déroger aux règles qui permettent d’épargner des vies.


 » Nous sommes à leurs côtés… »


L’État de droit commun est provisoirement suspendu, sans contrôle en de très nombreux domaines. La situation d’urgence ne peut se traduire par un confinement du droit des salariés. Ainsi, dans notre département des entreprises obligent les salarié-es à prendre des journées de congés pendant la période de confinement.

Nous dénonçons également le danger que fait peser la « loi d’urgence sanitaire » sur les libertés fondamentales. Cette loi instaure notamment des possibilités de dérogations inacceptables au Droit de Travail, en matière de congés payés, de temps de travail, de travail du
dimanche, etc. dans le secteur privé comme dans la fonction publique, et cela sans limite dans le temps.

Partout en France, en Mayenne, des salarié-e-s sont conduits à utiliser leur droit de retrait, à débrayer parce qu’ils refusent d’aggraver une situation sanitaire déjà grave. Nous sommes à leurs côtés. À l’heure où le Président de la République semble découvrir l’importance du service public, nous exigeons qu’il prenne les mesures pour protéger tous les travailleurs, toutes les travailleuses, leur santé et leurs droits sociaux. Nous sommes fier-e-s des travailleurs de notre pays. Ils sont à la hauteur de la crise que nous
connaissons. Protégeons-les !


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