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Pas très loin de la Mayenne, dans la Sarthe, à Sablé-sur-Sarthe, dans une Zone Industrielle, celle de l’Aubrée, se trouve une des 6 unités d’irradiation alimentaire, exploitée en France par la société agréée Ionisos et « surveillée » par une CLI, une Commission Locale d’Informations présidée par une Conseiller général sarthois. C’est là que des aliments subissent un traitement ionisant spécial qui consiste à les exposer à un flux de rayonnements radioactifs pour améliorer leur hygiène et leur conservation. Pas sans risques !

- Par Thomas H.

a liste des aliments dont l’Europe autorise l’irradiation est certes limitée à trois catégories de produits. Il s’agit des herbes aromatiques séchées, des épices, et des condiments végétaux.

3 catégories car les autorités européennes ont considéré pour autoriser ces manipulations que l’irradiation constitue « un traitement moins toxique que les fumigations à l’oxyde d’éthylène. » Il faut savoir que la désinfection et le nettoyage de silos et d’espaces de stockage sont traités aussi par ce procédé faisant appel à des éléments gazeux.

Une quinzaine de produits en France sont concernés - Mais selon une enquête de la Criirad (la Commission de Recherche et d’Information Indépendantes sur la Radioactivité), « huit États membres de l‘Union européenne autorisent l’irradiation d’aliments autres que les trois catégories spécifiées par l’Europe : la France, la Belgique, les Pays-Bas, la Pologne, le Royaume-Uni, la Tchéquie, la Hongrie et l’Italie. En France, la réglementation autorise l’irradiation d’une quinzaine de produits ou catégories de produits.

A cette liste s’ajoutent bien-sûr les aliments irradiés importés des 34 États non membres de l’UE qui pratiquent l’irradiation. Parmi ceux qui ont autorisé l’irradiation d’un nombre élevé de produits, on peut citer l’Afrique du Sud, le Brésil, la Turquie, les USA, le Ghana, la Fédération de Russie, l’Inde, le Mexique et la Croatie. »

L’objectif de l’ionisation et de l’irradiation des aliments, c’est donc de ralentir la dégradation de l’aliment, ce qui est louable en soi, en empêchant par exemple la germination des bulbes et des tubercules ou bien en réduisant les populations d’insectes et de micro-organismes qui pourraient s’y trouver. Bactéries, levures, moisissures sont souvent responsables de la dégradation ou de la maturation naturelle de l’aliment, comme l’ail par exemple. Des « intrus » qui ne font pas bon ménage avec la commercialisation.

Longévité inquiétante - Le traitement fait cependant frémir car note la Criirad, « il peut être généré soit par un accélérateur de particules soit par une source radioactive, le plus souvent du cobalt 60, parfois du césium 137.

Les rayonnements gamma sont alors émis en continu et la durée de dangerosité est de l’ordre de quelques centaines d’années pour le cobalt 60, de milliers d’années pour le césium 137. »

La Criirad estime aussi qu’un « aliment irradié ne devient pas - sauf s’il y a dysfonctionnement - radioactif ». Mais l’organisme indépendant sur la radioactivité écrit que « sa nature est cependant profondément altérée. Car, outre les effets recherchés, l’irradiation provoque des effets indésirables avec des conséquences qui sont encore mal connues.

Les molécules sont cassées - En traversant l’aliment, poursuit la Criirad le rayonnement va arracher des électrons aux atomes, casser des molécules et provoquer la formation de radicaux libres très réactifs. Les recombinaisons chimiques vont donner naissance à des molécules qui n’existaient pas initialement dans l’aliment. » Nous entrons dans le domaine de la Science Fiction !

La Criirad donne comme exemple « l’irradiation des lipides [qui] entraîne ainsi la formation de cyclobutanones qui sont caractéristiques de l’irradiation et dont plusieurs études ont montré la toxicité.

Les analyses sur la toxicité de ces composés chimiques restent à ce jour très insuffisant. Ces lacunes sont d’autant plus inadmissibles que plusieurs études ont mis en évidence dès les années 50-60 des effets très inquiétants (lésions chromosomiques notamment). »

Le procédé d’ionisation était utilisé pour la conservation des fraises, les légumes déshydratés et le camembert au lait cru. Mais l’Europe a supprimé cette autorisation. Ail, ognons et échalotes continuent à être ionisé contre la germination.


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Des aliments sous une inquiétante influence

Publié le: 15 septembre 2012
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