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C’est fait, Laval depuis le 25 juillet a rejoint « la dynamique French Tech impulsée par Paris et par les 13 Métropoles French Tech ». Laval devient « membre d’un réseau thématique » de start-ups spécialisées dans le monde de l’éducation-formation et des activités culturelles et créatives de divertissement et de loisirs. Ce label a été décerné par Emmanuel Macron et Axelle Lemaire ; les deux ministres sont venus à Laval pour confirmer, devant 300 personnes rassemblées au Théâtre, et sous haute surveillance – une douzaine de cars de CRS avaient été mobilisé - les Labels Métropoles French Tech et lancer les 9 Réseaux thématiques.

- Par Thomas H.

Cela s’est fait à Laval grâce ou à cause - c’est selon - du député PS et ancien ministre Guillaume Garot. Emmanuel Macron le ministre de l’Économie, de l’Industrie et du Numérique a choisi sa ville pour cette manifestation de portée nationale. Histoire de montrer également comme le dit l’ancien maire de Laval que « les territoires ruraux sont aussi des territoires d’innovation, pour l’avenir du pays. »

Symbolique qu’Axelle Lemaire, la secrétaire d’État chargée du Numérique a bien compris quand elle déclare : « 18 ans que Laval a fait le pari de la Réalité Virtuelle et de la Réalité Augmentée, cela paraît étonnant à l’heure du Pokémon Go  » a-t-elle déclaré au cours d’une table ronde conduite par Laurent Chrétien le directeur général de Laval Virtual.

Voilà donc Laval reconnu comme un «  écosystème de start-ups » et intégré dans un de nombreux réseaux thématiques, celui de #Ed Tech #Entertainment, au même titre que d’autres villes ; 21 territoires impliqués comme La Rochelle, Le Mans, Dijon, Hossegor, Niort, Poitiers, Reims, Tarbes, Toulon mais aussi Besançon, Amiens, Angers, etc. La liste est longue, ce qui a fait dire à un responsable politique que finalement «  tout le monde avait gagné !  »

Lutter contre le French Bashing

Coq rouge au revers de la veste de costume, écharpe rouge autour du cou, pour bien montrer son implication à la cause French Tech, décideurs et élus affichaient bonne figure autour du ministre de l’Économie, de l’Industrie et du Numérique, arrivé au Théâtre bien après sa secrétaire d’État ; il a tendance a toujours un peu lui voler la vedette.

Pour Axelle Lemaire, la « French Tech, exercice permanent de conquête, est un argument pour lutter contre le french bashing  » et pour l’adjointe à la ville de Lyon qui participait elle aussi à la table ronde organisée en attendant Emmanuel Macron, « la conquête du monde est notre salut, il n’y a pas d’autre solution.  ». Ni plus ni moins !

À French Tech, Guillaume Chevrollier, le député Les Républicains parmli les invités aurait préféré France Technologies confie -t-il au glob-journal, mais bon ! Il faut bannir les anglicismes qu’il dit ne pas apprécier. D’ailleurs dans la même veine concernant les nombreux selfies qui ont été pris ce jour- là avec le ministre, le député veut y voir plutôt des « égo-portraits ». Plus juste selon lui.

#Bravo, #Oncontinue

De ce point de vue là, quand on lit le dossier de presse, les 9 réseaux officiellement lancés sont en fait des hashtags aux consonances anglo-saxonnes, comme #Clean Tech, #Retail, #Health Tech, #Food Tech, etc. Le dossier de presse ajoute même, comme pour se justifier, que « le choix des terminologies anglaises est guidée par le caractère international de la portée de ces thématiques et de ces réseaux ».

#Bravo, #Oncontinue, ces mots s’inscrivent à présent sur l’écran en fin de la vidéo qui vient d’être diffusée sur le grand écran du Théatre de Laval. Une vidéo rythmée et réalisée par la Mission French Tech descendue de Paris dans les pas du ministre Macron.

Son directeur David Monteau explique au glob-journal la portée de cette reconnaissance pour Laval. «  Ce réseau thématique dans lequel Laval French Tech est entré officiellement aujourd’hui permettra aux start-ups de Laval et de son territoire de faire partie d’une communauté, d’un réseau d’affaires qui sera plus fort pour se promouvoir à l’international. C’est vraiment une chance [ ...] ».

Laval, c’est l’histoire d’une réussite

A la tribune, en redescendant sur l’estrade, Francois Zocchetto, le maire UDI de Laval dans son discours rend hommage à « la vision de François d’Aubert qui a fait de Laval la capitale de la Réalité Virtuelle et de la Réalité Augmentée. Depuis, ajoute-t-il, le salon Laval Virtual est le troisième mondial et le premier européen [...] ». Mais il oublie (était-ce involontaire ?) de mentionner les successeurs du maire UMP de Laval qui ont fait vivre et ont déployé le concept, ce que corrige Emmanuel Macron. « Laval, c’est l’histoire d’une réussite portée bien sûr par François d’Aubert, mais aussi par Jean-Christophe Boyer et Guillaume Garot qui ont choisi de poursuivre avec vous la cordée et tirer ce territoire vers l’avant  […]. » Le ministre, qui respecte la continuité républicaine, rend également hommage à Fleur Pellerin, l’ex-ministre de la culture à l’origine de la French Tech.

En dehors des discours officiels et une fois la photo de groupe réalisée, leglob-journal interroge ; à Laurent Chrétien le directeur général de Laval Virtual, je demande où en est le Laval Virtual Center, car le site semble toujours en friche.

« C’est parti ! me dit-il. Nous en sommes à la deuxième réunion de chantier. On s’est réuni, il y a tout juste 15 jours pour travailler. Ça avance et il sera opérationnel à l’été 2017, pour une ouverture en Juillet.  » C’est vrai sur place une équipe s’active avec une mini-pelle à l’intérieur du bâtiment. Rien de virtuel, que du concret en effet.

Le Laval Virtual Center avance

Je m’étonne du retard pris, mais Laurent Chrétien explique qu’il n’y en a pas. J’ajoute : mais par rapport au projet initial, il a été coupé en trois, non ?. « Oui mais c’est en raison de l’accueil du public qui dans le projet initial était beaucoup trop onéreux à mettre en place. » Une réduction de voilure qui fait passer le «  bâtiment totem » à 3000 mètres carrés de surface. « Vous avez entendu me dit-il, Lyon a choisi comme surface 4000 mètres carrés, nous c’est 3000 ! ».

A David Monteau, le directeur de la Mission French Tech, je pose la question de savoir s’il sait pourquoi le Laval Virtual Center qui doit être le symbole emblématique de Laval Tech n’est pas terminer, il fait mine qu’il ne sait pas et semble étonné. Pourtant c’est pour «  générer des emplois, porter des solutions pour l’avenir  » en faisant rayonner Laval à l’international.

Dans le hall du Théâtre, une grande affiche en bonne place montre la façade et l’aménagement intérieur du Laval Virtual Center avec sa décoration générée par Genius Mundi , qui se présente comme le spécialiste d’ « Architecture d’intérieur et Désign pour des solutions innovantes  ». Eckhart Matter, son directeur me confie que « cela fait la troisième réunion autour du Laval Virtual Center, ça avance ! ».

Laval est donc dans un réseau thématique, celui qui va s’ingénier à réaliser des Mooc, des Serious game et autres e-learning pour ne citer que ces catégories-là de produits utilisant la Réalité Virtuelle et Augmentée ; Laval doit travailler en réseau notamment avec Nantes, Lyon, rennes St Malo, Lilles ou Montpellier et son« bâtiment Totem » est encore en devenir. Décidément Laval, et la Mayenne, terres de contrastes !


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Quand la French Tech en marche « tire Laval vers l’avant »

Publié le: 26 juillet 2016
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