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C’est le constat du principal syndicat d’enseignants en Mayenne fait au cours d’une conférence de presse : «  une rentrée scolaire sous le signe de l’illusion !  » La FSU a dressé un tableau qui paraît bien noir. La rentrée scolaire qui vient de se dérouler, donc à présent au passé simple pour les élèves et les parents, laisse apparaître selon l’organisation syndicale majoritaire en Mayenne bien des faiblesses.

- Par Thomas H.

« Ici ce sont des profs qui manquent, pas de façon scandaleuse certes, mais il en manque. Là des enseignants sous contrat nommés et qui devant la complexité de la tâche ont préféré démissionner », souligne Laurent Depond du SNES en Mayenne qui raconte comment ce contractuel en Sciences Économiques qui disposait de 16 heures de cours, presque un temps complet, a préféré jeter l’éponge. Reste à savoir de quelle complexité il s’agissait...

Le responsable syndical constate de plus en plus ce qu’il appelle « des dotations horaires contraintes », ce qui selon lui ne facilite pas le travail des chefs d’établissement pour l’élaboration des emplois du temps et la nomination d’enseignants contractuels. Pour les comblements de postes, les enseignants se retrouvent souvent à cheval sur plusieurs établissements parfois éloignés en kilomètres et en temps. C’est aussi le cas parfois pour des agrégés, nommés principalement en lycée et appelés à composer avec des portions d’heures en collège.

Mais, finalement vive les contractuels ! Et, heureusement qu’ils sont là ! Même s’il s’agit d’emplois précaires, ceux qu’on appelait par le passé les « M-A », pour « Maîtres Auxiliaires », dépannent bien. Cette année le rectorat a un peu tardé à en nommer certains, un peu plus que les années précédentes, du coup ils n’ont pas pu faire la pré-rentrée, ayant été affecté au tout dernier moment. Les enseignants même sous contrat sont aussi des humains. Il faut dire à leurs décharges que les services administratifs travaillent de plus en plus en flux tendus en raison du « non remplacement d’un fonctionnaire sur deux décidé sous Sarkozy. » rappelle la FSU.

Puech, à la Tousaint

Cette rentrée dans le second degré, c’est aussi le « cas » du collège Fernand Puech avec ses 290 élèves inscrits actuellement, dont on devrait savoir à quelle sauce il sera mangé et ce « avant la Toussaint ». Sera-t-il voué à une mort lente ou bien un moratoire supplémentaire lui sera-t-il alloué stratégiquement « pour sortir par le haut » ? En tout cas les deux dernières réunions du Comité de pilotage lancé au début de l’été 2016, peu après l’annonce du président du Département vont se dérouler le 12 et le 19 septembre ; la première où il sera question du « bâtiment lui-même et la seconde portant sur « l’aspect démographique  ». Suspense !

Dans le premier degré, le « CP dédoublé » du tout nouveau ministre de l’Éducation nationale « qui n’a pas toujours prôné ce genre de mesure  » note le responsable du SNU-IPP «  se fait à moyen constant ; on apporte de l’aide sur les cours préparatoires, au détriment des grandes sections » analyse Pierre-Marc Planchais.

Une rentrée scolaire qui se fait encore avec des taux d’encadrements assez élevés dans certaines écoles, notamment en milieu rural comme à Quelaines-Saint-Gault, Saint Aignan-sur-Roë, ou bien aussi en ville à Laval Saint-Exupéry et Marcel Pagnol Élémentaires.

Attentifs aux emplois aidés supprimés

À Laval-Badinter dans le quartier Saint-Nicolas, classé en REP+, le cours préparatoire bénéficie de cette mesure de « dédoublement ». En règle général, « passé 25 élèves par classe, on doit en ouvrir une autre ! » précise Pierre-Marc Planchais qui regrette au nom du SNU-Ipp le retour à la semaine de quatre jours avec son corollaire ce « constat d’échec sur les rythmes scolaires de l’enfant ».

Gérard Pigois, le secrétaire général de la FSU en Mayenne explique que « sur les contrats aidés, nous serons très attentifs. Car il y a des situations humaines derrière... » À priori pour les AESH (Assistant Éducation Situation Handicap) « cela ne devrait pas bouger », selon les récentes déclarations de l’administration faite en CDEN. « Dans le public, ils sont 171 équivalent temps plein  » avance Pierre-Marc Planchais. Quant aux AVS, Assistant Vie Scolaire, ils sont « 270 en Mayenne soit l’équivalent de 154 temps plein ». Mais il paraît que dans un établissement du second degré six élèves en situation de handicap sont en attente d’être admis faute d’AESH.

Autre incompréhension de la part des équipes éducatives, au Lycée Agricole de Laval qui dépend administrativement du ministère de l’Agriculture et non de l’Éducation nationale, huit élèves pourtant motivés, raconte Laurent Thoraval cet enseignant FSU, n’ont pas pu intégré une section élevage « pour des raisons de moyen manquants ».


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Rentrée scolaire en Mayenne « sous le signe de l’illusion » pour la FSU

Publié le: 11 septembre 2017
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